Dans le cirque québécois de l’entrepreneuriat, on croise toutes sortes de clowns… pis des dompteurs de lions. Cette semaine, le balado Les Dérangeants nous a servi un numéro de haute voltige avec Maxime Boyer de Globocam. Son histoire, c’est pas une comédie musicale, c’est un drame familial épique avec des camions gros comme des chars d’assaut pis des chiffres à faire saigner du nez n’importe quel comptable un peu sensible.
Maxime, c’est le rejeton qui a pas voulu se contenter de jouer au golf avec papa. Après avoir fait ses classes dans le monde impitoyable de la finance (Deloitte, Banque Nationale, le genre d’endroits où on mange des bébés phoques au déjeuner), il revient au bercail pis il dit : « Salut, le patriarche, j’vais prendre les rênes, on va moderniser cette patente, pis on va faire tellement de cash qu’on va pouvoir s’acheter une île privée chacun ».
Sauf que l’escouade de vieux routiers qui menait la barque était pas chaude à l’idée de se faire brasser la cage par le petit nouveau avec ses beaux discours pis ses « KPI ». Fallait que Maxime prouve qu’il était pas juste le fils à papa venu faire son intéressant, pis qu’il avait vraiment du gaz dans le moteur.
Et là, mesdames et messieurs, ça décolle comme une fusée. Maxime, c’est un peu le Jeff Bezos du camionnage, mais avec moins de conquêtes spatiales pis plus de truck stops. Il rachète des compagnies à gauche pis à droite (parce que la compétition, c’est pour les loosers), il change la culture d’entreprise (parce que « on est une famille », c’est cute 5 minutes, mais faut que ça rapporte, tabarnouche), pis il motive ses troupes avec des primes de performance pis des voyages à Walt Disney (parce que faut bien graisser la patte du monde si tu veux qu’ils se cassent le cul pour toi).
Mais attention, mes amis, reprendre une entreprise familiale, c’est pas une partie de thé. C’est un peu comme un souper de Noël où tout le monde se chicane pour savoir qui a hérité du plus beau service à fondue, sauf que là, c’est des millions de piastres pis l’avenir de la compagnie qui sont en jeu.
Maxime, il a dû jongler avec les égos surdimensionnés de son père, les rancœurs tenaces de ses frères (qui devaient être jaloux de pas avoir son sens des affaires), pis les « oui mais moi, de mon temps, on travaillait 18 heures par jour pis on mangeait des roches » des vieux employés. Disons que l’ambiance était pas toujours à la rigolade.
Au final, l’odyssée de Maxime, c’est un peu un manuel de survie pour entrepreneur ambitieux (et un peu casse-cou). Ça nous apprend que :
Reprendre l’entreprise familiale, c’est un sport extrême réservé aux gens avec des cojones en titane.
La vision, c’est crucial, mais faut aussi savoir flatter le monde dans le sens du poil (pis leur donner des bonus de temps en temps, ça aide).
L’argent, c’est le nerf de la guerre, mais faut pas oublier qu’il y a des humains (avec des émotions pis des rêves) en arrière de tout ça.
Pis surtout, que même si ton père te met des bâtons dans les roues, tes frères te lancent des regards noirs pis que t’as de la dette jusqu’au plafond, tu peux quand même t’en sortir avec panache si t’as assez de guts, une bonne équipe, pis un plan d’affaires en béton armé.
Alors, un gros merci à Maxime, pour sa franchise, son humour (involontaire ou pas) pis sa leçon d’entrepreneuriat à la dure. Pis à tous les futurs repreneurs : attachez votre tuque, blindez votre cœur, pis préparez-vous à une aventure qui va vous en faire voir de toutes les couleurs (mais qui peut aussi vous rendre riche à millions).