ÉPISODE 33

3 Juin 2025

#154 – Alexandra Diaz : Entreprendre Sa Vie

Alexandra Diaz

Alexandra Diaz : L’électron libre qui a mis le feu aux cuisines (et à nos certitudes !)

Accrochez vos tuques (et sortez vos Air Fryers !), car le dernier épisode des Dérangeants a décoiffé plus fort qu’une tornade chilienne en cuisine. L’invitée ? Nulle autre qu’Alexandra Diaz, la dynamo médiatique qui a troqué les bulletins de nouvelles pour les bulletins de cuisson, sans jamais perdre une once de son piquant.

Alors, Alexandra Diaz, une « dérangeante » ? Si pour vous, déranger c’est secouer le cocotier, bousculer les conventions et injecter une dose massive d’énergie dans tout ce qu’on touche, alors oui, elle coche toutes les cases. Elle-même avoue aimer cette étiquette, y voyant une façon de « faire bouger les choses » et d’aller « au-delà de ses peurs ». Une philosophie qu’elle semble appliquer à sa vie comme à une recette : avec audace et une bonne pincée de « let’s go ».

Des racines chiliennes à la une des médias québécois

Née au Chili en 1972, Alexandra Diaz a débarqué au Québec en bas âge, amenant avec elle un héritage culturel aussi riche que relevé. Imaginez une famille chilienne « excessivement machiste » où, pour les hommes, la séduction passait autant par la guitare que par la cuisine, le tout enrobé d’une exigence de culture et de « respectabilité ». Pas étonnant qu’elle ait développé une rigueur et une éthique de travail à toute épreuve, des qualités qui l’ont propulsée dans l’univers des médias traditionnels, de Radio-Canada à TVA. Pendant 17 ans, elle a vécu au rythme effréné des directs quotidiens, un marathon qui exigeait de « tout lire », de se « taper tout ça » des heures avant d’entrer en ondes. Une véritable athlète de l’information !

Mais la Diaz, c’est aussi une définition bien personnelle des « saines habitudes de vie ». Oubliez le kale triste et les jus verts déprimants. Chez elle, une vie saine, « ça prend un peu d’alcool et ça prend des nuits blanches de fiesta ». Voilà qui dérange (positivement) les gourous du bien-être ascétique ! Pour elle, c’est avant tout « de triper, de jouir de la vie, de vivre des expériences ».

Le virage entrepreneurial : Maman pressée, idées futées

C’est Dominique Chaloux, ex-grande patronne de Radio-Canada, qui a vu en elle la « Rachel Ray du Québec », flairant son potentiel pour des émissions alliant convivialité et rigueur. De là sont nés des phénomènes comme « Cuisine futée, parents pressés », des succès qui ont marqué une génération de familles québécoises.

Puis, la maternité est venue tout chambouler. Loin de la ralentir, ses enfants sont devenus le catalyseur d’un nouveau chapitre. Alexandra a littéralement « entrepris sa maternité », transformant ses congés en aventures autour du monde, bébé sous le bras, que ce soit pour traverser les Andes en Jeep en allaitant ou pour un safari en Afrique du Sud. C’est après son deuxième congé qu’elle a donné sa démission des nouvelles, réalisant que la vie qu’elle s’était créée avec ses enfants était devenue « extraordinaire » et qu’elle ne voulait plus y renoncer.

L’Air Fryer, son nouveau micro (et presque sa religion)

Comment rester pertinente quand on quitte le navire amiral de la télé ? En ayant du flair. Et Alexandra en a à revendre. Son coup de génie le plus récent ? Avoir embrassé la folie de l’Air Fryer avec une ferveur quasi-évangélique. Piquée au vif par une jeune assistante qui lui a lancé : « Toi, tu sais même pas c’est quoi un Air Fryer », ni une ni deux, elle est allée s’en acheter un. Résultat ? Cinq livres en deux ans et une nouvelle mission : convertir le Québec au « croustifondant ».

Gérer son image quand son nom EST la marque ? Un défi constant. Sa parade : une discipline journalistique infaillible. « Je n’ai jamais fait ‘enter’ sans me demander si mon geste public se retrouverait à la une du journal demain ». Une leçon de branding personnel pour tous les entrepreneurs dont l’image est indissociable de leur entreprise.

La stratège à l’heure du « Camion Discount »

Derrière l’énergie débordante, celle que ses enfants surnomment affectueusement « Camion Discount » (pour sa capacité à tout faire, tout gérer, tout transporter), se cache une entrepreneure qui apprend à structurer sa folie. Fini les 80 heures de travail par semaine où elle s’épuisait. Grâce à un coaching entrepreneurial, elle a découvert la puissance des systèmes et travaille maintenant en « deux blocs de deux heures par jour », déléguant et se concentrant sur l’essentiel.

Ce qui la fait encore sortir de ses gonds ? Le « copinage » dans son industrie. Mais fidèle à elle-même, elle refuse qu’on mette « un nuage sur [son] pique-nique ». Son engagement envers des causes comme La Rue des Femmes, qui vient en aide aux femmes en situation d’itinérance, témoigne de sa générosité.

Sa « Coupe Stanley » ultime ? Ce n’est pas un autre best-seller ou une nouvelle émission à succès. C’est d’avoir « assez d’argent pour que quand mes enfants aient des enfants, je puisse, genre, choisir mon horaire quand je veux », pour être cette « grand-maman qui va être la nounou ».

Alexandra Diaz, c’est un cocktail détonant d’énergie brute, de résilience, d’humour et d’une capacité à se réinventer qui force l’admiration. Une vraie « Dérangeante » qui, loin de déranger pour le plaisir, nous inspire à vivre nos propres vies avec plus de saveur et moins de filtres.

Pour savourer l’intégralité de cet échange électrisant, foncez écouter l’épisode complet sur Les Dérangeants ! Et qui sait, peut-être finirez-vous aussi par acheter un Air Fryer… et un billet pour le Chili.

Dérangeants participants