💸 Tu veux lancer un SaaS sans investisseurs, sans plan béton, mais avec une bonne dose d’audace ?
Alors cet épisode des Dérangeants x Québec Tech est pour toi.
Étienne Crevier et Farnel Fleurant reçoivent Jimmy Beauregard, CEO et cofondateur de Flovver, une startup qui révolutionne le financement des commerçants.
Loin des pitch decks trop léchés et des levées de fonds à 10 zéros, Jimmy raconte comment il a bâti une entreprise solide… à l’instinct, à la sueur et avec un brin de folie bien dosée.
Avant Flovver, Jimmy gérait une agence numérique. Un jour, entre deux mandats clients, il réalise que les commerçants manquent de liquidités pour croître, et que le financement traditionnel ne suit pas le rythme du e-commerce.
C’est là que l’idée de Flovver germe : une plateforme SaaS qui facilite le financement des marchands en ligne, sans paperasse inutile ni délais bancaires.
Le problème ?
Aucun financement au départ, aucune équipe dédiée… juste une idée, un marché, et la conviction que quelque chose devait changer.
« On n’avait pas de plan. On s’est juste dit : on va essayer. Puis on a couru assez vite pour que le plan nous rattrape. »
Flovver naît donc de cette énergie brute : celle du bootstrapping pur, où chaque dollar compte et chaque erreur devient un apprentissage immédiat.
Jimmy en parle sans filtre : se lancer sans structure, c’est le meilleur moyen d’apprendre vite — et parfois douloureusement.
Il évoque les erreurs de timing, les embauches ratées, les features inutiles développées par ego plutôt que par besoin réel.
Mais c’est aussi ce qui a forgé la culture Flovver : une équipe capable de se remettre en question, d’adapter son produit et de rester focus sur ce qui rapporte vraiment de la valeur au client.
« Une erreur, ce n’est pas un échec. C’est juste une facture d’apprentissage. »
Quand on n’a pas de gros budgets, impossible de séduire avec les clichés de startup cool.
Flovver a plutôt misé sur une culture simple : la transparence, la liberté et l’impact.
Jimmy explique comment il a recruté des gens passionnés par le problème à résoudre, pas juste par le salaire ou le titre LinkedIn.
Leur promesse ? Travailler sur un produit utile, concret, qui change le quotidien de vrais commerçants.
« Si tu veux attirer des gens forts, montre-leur un défi. Pas un babyfoot. »
On a souvent l’image du fondateur entouré d’une équipe soudée, de mentors, d’investisseurs.
La réalité, Jimmy la décrit autrement : même avec du monde autour, l’entrepreneur reste souvent seul au sommet de la montagne.
Cette solitude, il la transforme en moteur.
Il en parle comme d’un passage obligé : apprendre à prendre des décisions sans certitude, à garder le cap quand plus rien ne semble marcher, à continuer malgré les doutes.
« L’entrepreneuriat, c’est pas de la montagne russe. C’est de l’alpinisme sans sherpa. »
Le parcours de Flovver est aussi une leçon sur la transition de service à produit.
Passer d’une agence qui facture à l’heure à une plateforme qui scale automatiquement, c’est tout un changement de mentalité.
Il faut apprendre à dire non à des clients payants pour bâtir une vision à long terme.
À prioriser la scalabilité plutôt que le sur-mesure.
Et surtout, à accepter que le vrai produit, c’est ce que les gens veulent utiliser, pas ce que toi tu veux coder.
Aujourd’hui, Flovver aide des centaines de commerçants à financer leur croissance plus simplement, tout en continuant à se développer avec la même philosophie : faire plus avec moins.